mercredi 10 février 2016

Changer un bébé version « zéro déchet »

Un des points noirs de notre collection de déchets : les couches. Ça prend beaucoup de place et c’est très polluant. En plus, ça fait des années que ça dure étant donné que j’en suis à mon troisième petit (promis j’arrête, c’était le dernier). Avec le premier, j’avais essayé un peu les couches lavables. J’en n’avais que deux et je lui mettais en journée, puis lui remettais une jetable pour la sieste et une pour la nuit. C’était pas si mal mais pour des raisons obscures, je n’ai pas récidivé avec le deuxième et encore moins avec la troisième. J’avoue que le manque de temps et la montagne de linge sale permanente m’ont grandement découragé !

Ma sœur a pratiqué l’hygiène infantile naturelle avec son premier et m’en a vanté les mérites. Je trouve la démarche intéressante à plusieurs niveaux : elle est écologique, saine et respectueuse de l’enfant. Mais, il faut bien dire que par contre, elle n’est pas très pratique et difficilement réalisable avec trois enfants à la maison. Pour pratiquer cette technique, il faut être très à l’écoute de son enfant, très attentif et présent pour déceler le moindre signe de « attention je vais faire pipi… », et franchement, cela m’est très difficile dans le contexte actuel. Je ne peux pas être partout à la fois (ce que je répète plusieurs fois par jour à mes enfants).

Mais je suis là pour faire des progrès, alors, c’est décidé, je vais fouiller le grenier de fond en comble et remettre la main sur ces deux couches qui doivent être, ma foi, en très bon état. Je pense que je procèderais, en tout cas dans un premier temps, comme avec mon premier : couche lavable pendant les moments d’éveil, couche jetable pendant les moments de sommeil. En effet, j’ai peur des fuites nocturnes ainsi que des réveils dus à la sensation d’humidité (les réveils de ma petite dernière sont assez nombreux comme ça, ce n’est pas la peine d’en rajouter).



En ce qui concerne le change en lui-même, j’utilise des lingettes en coton hydrophile, donc jetable, honte sur moi ! Pareil, pour le premier, j’avais fabriquer des lingettes lavables à partir d’une vieille serviette de bain mais après quelques semaines d’utilisation, j’avais fini par acheter du coton. J'avais certainement du trouver ça trop contraignant, et pénible à nettoyer (les tâches ne partaient pas et je crois que ça me dégoûtait un peu). Le seul produit que nous utilisons est le liniment oléo-calcaire. Je suis très heureuse avec ce produit et les fesses de mes enfants aussi ! J’achète un grand flacon tous les un mois et demi environ. Ça ne revient pas très cher mais ça fait quand même un déchet en plus (je ne le recycle pas car en général, je le découpe pour aller récupérer ce qu’il y a au fond.

Pour le liniment, je sais depuis longtemps qu’on peut le fabriquer soi-même avec de l’huile d’olive et de l’eau de chaux. Je crois même qu’on peut fabriquer l’eau de chaux soi-même. Pourquoi ne l’ai-je jamais fait ?? Mystère et boule de gomme. Je me suis débarrassé des lingettes depuis longtemps mais rien ne m’empêche d’en refaire d’autres : ce ne sont pas les vieux morceaux de tissus qui manquent ici ! Ensuite il faudra s’organiser niveau lavage pour que ce soit le plus efficace possible.

Pour ceux qui ont lu GTD (getting things done), mes projets ainsi que leurs «  next actions » attitrées sont donc :

1. Ré-utiliser les deux couches lavables      
               next action : retrouver les couches lavables au grenier
2. Fabriquer du liniment moi-même              
               next action : trouver un flacon adaptée (à pompe, nettoyable, en verre sombre)
3. Utiliser des lingettes lavables  
               next action : chercher une vieille serviette dans mes coupons de tissu

Et pour ceux qui ne connaissent pas GTD, je m’explique : David Allen, l’auteur de ce livre nous propose d’écrire sur papier absolument toutes les tâches que nous avons à accomplir, afin de nous libérer l’esprit. Ensuite il faut les organiser par listes de contextes (à faire à la maison, devant l’ordi, en ville…) pour rentabiliser les efforts, les déplacements… Il propose aussi d’appeler « projet » toutes les tâches qui nécessitent plus d’une action. Pour chaque projet, il faut prendre le temps de définir la prochaine action à effectuer car selon lui, c’est souvent le manque de précision à ce sujet qui pousse à l’inaction. En gros, on ne fait pas les choses parce que concrètement, on ne sait pas bien par quoi commencer (et pas parce qu’on est feignant…). Voilà, je trouve cette méthode d’organisation assez efficace : elle m’aide à avoir l’esprit clair et je sais où j’en suis.


2 commentaires:

  1. Je ne connaissais pas GTD et je trouve ça intéressant. Je faisais des listes que je n'arrivais pas à réaliser et c'était très frustrant. A force d'y réfléchir j'en suis venue à la même conclusion : je ne sais pas par où commencer ou comment vraiment m'y prendre en détail et donc je ne fais rien.
    Bravo pour ta décision d'utiliser des couches lavables ! J'avoue ne jamais avoir eu le courage de me lancer (surement pour les mêmes raisons citées plus haut). J'avais l'impression que j'allais encore rajouter un truc à ma longue liste...

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    1. Je dois avouer que ma motivation n’est pas au top pour les couches lavables ! Alors merci de m’encourager car j’en ai vraiment besoin… Si le concept de GTD t’intéresse, tu devrais peut-être le lire, il y a des pistes vraiment intéressantes et très concrètes. Il est effectivement parfois difficile de se rendre compte qu’on ne sait pas vraiment ce qu’on doit faire pour faire avancer un projet et ça vaut le coup de prendre le temps d’y réfléchir.

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